TOUT EST DIT

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dimanche 1 avril 2012

FRANÇOIS HOLLANDE SE RETIRE DE LA COURSE À L'ELYSÉES !!!

Il se rend compte qu'il n'a pas de programme, qu'il ne pourra pas constituer un gouvernement avec les vieux cadors socialistes qu'il juge (sévèrement) trop nuls. 
Il exprime sa détestation pour Martine Aubry qu'il qualifie volontier de "grosse truie Lilloise, juste capable de faire des conneries : Les trente cinq heures par exemple"
avec AFP

Mélenchon ou le retour de flamme


Il porte un prénom de baby-boomeur. Il puise dans la rhétorique des années soixante-dix, la décennie militante, celle de sa jeunesse. Les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix l'auront vu s'apaiser au creux de la République, au Sénat, et dans l'exercice d'un pouvoir bien tempéré. La soixantaine venue, Jean-Luc Mélenchon con-naît un retour de flamme, démon de midi de la politique.
Se reconnaissent en lui ceux de sa génération. Ils sont cadres moyens, enseignants, fonctionnaires. Ils ont toujours cru en l'État, en sa providentielle protection, en sa toute-puissance législative et réglementaire, en son génie industriel. L'ont toujours perçu comme l'arbitre suprême, le début et la fin de la politique. N'ont d'autre religion que celle de l'État.
Se reconnaissent en lui des jeunes qui n'osaient même plus espérer. Ils veulent retrouver dans ce tribun cravaté de rouge un peu de l'image romantique du révolutionnaire. On leur répète qu'ils sont la génération de la crise, qu'ils vivront moins bien que leurs parents. Ils ne savent pas quand ils entreront dans le monde du travail, ni dans quel état ils en sortiront. Ils ne veulent pas, en plus, être privés de rêve politique.
Se reconnaissent en lui des ouvriers et des employés se percevant comme les damnés de la terre à l'heure de la mondialisation. Ces gens de gauche retrouvent avec lui des accents que le socialisme de gouvernement avait perdus à force de parler la langue du pouvoir. Ils n'ont rien de commun avec le populisme de Marine Le Pen et sa phobie des immigrés mais ils ont besoin d'un discours fort, même s'il doit être simplifié.
Jean-Luc Mélenchon, c'est le retour des seventies. Il en appelle à une insurrection civique qui fasse tomber les vieux murs et remeuble la maison. Les obstacles seront surmontés parce que rien ne résiste à la volonté du peuple souverain, ni la réalité économique, ni le monde tel qu'il est, ni la société telle qu'elle va. Ceux qui n'adhèrent pas à ce dessein collectif ne risqueront rien. Mais ils auront le droit de partir.
Le candidat du Front de gauche se situe quelque part entre Georges Marchais et Jean Jaurès. Enfant de la télé pétri d'histoire. Il a plus de culture que Marchais, mais moins que Jaurès moins de culot que Marchais mais plus que Jaurès il rêve mieux que Marchais, mais moins bien que Jaurès.
Quand il était à moins de 5 % dans les sondages et qu'il fallait tirer au canon pour se faire entendre, le leader du Front de gauche se déclarait le candidat du bruit et de la fureur. Ce « bruit et cette fureur » qu'on doit à Shakespeare : « La vie (...). C'est un récit plein de bruit, de fureur, qu'un idiot raconte et qui n'a pas de sens. » Étonnante référence à l'absurde de la part d'un homme qui veut croire au sens de l'histoire.

RAPPEL IMPORTANT À TOUT CEUX QUI VONT VOTER SARKOZY !!!!
Pour voter, il est nécessaire d'être inscrit sur les listes électorales du bureau de vote où on se présente et de justifier de son identité. La présentation de la carte électorale n'est pas obligatoire.
Dans les communes de moins de 3 500 habitants, la présentation de la carte électorale est suffisante pour voter.
Dans les communes de 3 500 habitants et plus, il faut impérativement présenter une pièce d'identité.
Liste des pièces d'identité acceptées (arrêté du 24 septembre 1998) :
  • carte nationale d'identité
  • passeport
  • carte du combattant de couleur chamois ou tricolore
  • carte d'invalidité civile ou militaire, avec photographie
  • carte d'identité de fonctionnaire avec photographie délivrée par le directeur du personnel d'une administration centrale, par les préfets ou par les maires au nom d'une administration de l'Etat
  • carte d'identité ou carte de circulation avec photographie délivrée par les autorités militaires des armées de terre, de mer ou de l'air
  • permis de conduire
  • permis de chasser avec photographie
  • titre de réduction de la Société nationale des chemins de fer français avec photographie
Tous ces titres doivent être en cours de validité 
sauf la carte nationale d'identité et le passeport qui peuvent être périmés.

Parisot voit en Mélenchon "l'héritier d'une forme de Terreur"

"Le programme de Jean-Luc Mélenchon est un programme qui installerait une modalité de contrôle de l'économie et pas seulement de l'économie, peut-être comme on n'en a jamais vu", a déclaré Laurence Parisot sur I-télé et Europe 1 dimanche 1er avril.
La présidente du Medef réagissait à la publication d'un sondage LH2-Yahoo sur les intentions de vote à la présidentielle accordant 15% à Jean-Luc Mélenchon, soit une progression de quatre points par rapport au précédent sondage du même institut, qui avait été rendu public le 18 mars.
""Il y a aussi des phases dans les révolutions qui sont terribles. Je trouve que Mélenchon est beaucoup plus l'héritier d'une forme de Terreur que l'héritier des plus belles valeurs de la Révolution", a ajouté Laurence Parisot, qui dit avoir remarqué que certains des manifestants pro-Mélenchon lors d'un récent rassemblement à la Bastille brandissaient des piques.
"VULGAIRE" ET "RINGARD"
"Il y a des moments où la démagogie flatte des choses tout-à-fait détestables et c'est comme ça que les choses deviennent ensuite incontrôlables, non maîtrisables", a-t-elle également déclaré. Elle accuse le candidat du Front de gauche de se montrer "vulgaire" en opposant "les personnes les unes aux autres". Elle trouverait par ailleurs "ringard" que des ministres communistes entrent dans un éventuel gouvernement.

Hollande doit reprendre des couleurs


Partir sous les tropiques pour reprendre des couleurs ? La visite de François Hollande ce week-end à la Réunion et à Mayotte n'a rien d'un séjour de vacances. Mais elle apporte un bol d'air à un candidat qui a vu toute cette semaine, la progression persistante de Jean-Luc Mélenchon. Si les « communistes n'existent plus en France », comme avait cru bon de lâcher le candidat du PS au Guardian, les partisans du candidat du Front de Gauche (auquel le PCF apporte le poids principal) apparaissent bien de plus en plus nombreux. Et la campagne présidentielle, qui avait pu être envisagée comme un référendum anti-Sarkozy, est bousculée par cette naissance, à gauche du PS, d'un espoir d'alternative qui ne se réduise pas à une simple alternance gestionnaire. D'où les appels récents de hiérarques socialistes au vote efficace et à l'impérieuse nécessité du rassemblement. Avec la difficulté de ne pas insulter l'avenir, ni surtout les électeurs du Front de Gauche… Instrumentalisée par l'UMP, cette tendance peut rendre fébrile au PS. Si son candidat n'est pas antipathique, est sérieux, modéré, « normal », il ne fait pas rêver. Et quelques-uns de ses revirements peuvent interpeller sur l'orientation réelle qu'il entend impulser, qu'il s'agisse de la laïcité (où la volonté de constitutionnaliser la loi de 1905 aboutit au final… à sacraliser le Concordat en Alsace-Moselle) ou de la finance, désignée comme l'adversaire principal au Bourget avant d'y faire plus ou moins allégeance à Londres. Et si le vrai problème de François Hollande était moins Jean-Luc Mélenchon… que François Hollande ? Il lui reste trois semaines pour tenter d'y remédier.

Taxe sur les transactions financières : l'Allemagne ne lâche pas le morceau


 Le débat autour de l'instauration d'une taxe sur les transactions financières en Europe, qui semblait dans l'impasse, a été relancé après une proposition allemande de procéder par étapes pour tenter de convaincre les plus récalcitrants parmi les 27. Le sujet a été largement abordé samedi par les ministres des Finances de l'UE réunis à Copenhague. La veille, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, l'un des principaux promoteurs de cette taxe, leur a présenté un document dans l'optique de parvenir à un consensus.
L'exécutif européen avait présenté en septembre 2011 un projet de taxe sur les transactions financières pour toute l'Union européenne. Les taux retenus étaient de 0,1% sur les actions et les obligations et de 0,01% sur les autres produits financiers.Neuf pays, dont l'Allemagne et la France, défendent son instauration.

La Grande Bretagne farouchement opposée
Mais d'autres comme la Grande-Bretagne y sont opposés car ils craignent qu'elle ne favorise la délocalisation d'activités financières. Le document allemand "propose une étape intermédiaire" qui consisterait à "s'inspirer du droit de timbre britannique", une taxe prélevée sur certains transferts d'actions, ainsi que de la toute récente "taxe française sur les transactions financières", qui s'appliquera principalement aux actions des sociétés françaises dont la capitalisation dépasse un milliard d'euros. La solution proposée par l'Allemagne "entraînerait une taxe sur toutes les transactions impliquant des actions de sociétés cotées en Bourse", mais "ne marquerait pas la fin des négociations" en vue d'une taxe qui s'appliquerait aux obligations et aux produits dérivés.
Cette proposition a été bien accueillie par le ministre français des Finances, François Baroin. Elle "est sage, elle est soutenue. Il faut que nous avancions" dans ce dossier, a-t-il dit en marge de la réunion.
Recherche d'alternatives
La ministre danoise des Finances, Margrethe Vestager, a elle souligné à la fin de la réunion de samedi que c'était dans la recherche d'"alternatives" que son pays entendait prioritairement diriger les discussions, car "c'est là que l'atmosphère est la plus constructive".
Le ministre suédois des Finances, Anders Borg, dont le pays est l'un des plus réticents à imposer une telle taxe après une expérience malheureuse dans les années 1980, a carrément estimé qu'il serait "préférable d'abandonner la proposition de la Commission et de trouver une solution pragmatique", jugeant que se contenter d'un droit de timbre serait "moins coûteux pour l'économie et n'aurait pas d'effet négatif sur les marchés financiers". "Le Royaume-Uni est toujours très réticent à l'idée d'une taxe sur les transactions financière quelle qu'elle soit, mais il applique un droit de timbre, donc coordonner la taxation est quelque chose d'envisageable", a souligné M. Borg.
Réguler les agences de notation

La réunion de samedi a par ailleurs permis aux 27 d'échanger leurs points de vue sur une future proposition de la Commission européenne concernant la résolution des crises bancaires, et sur la régulation des agences de notation.Sur ce dernier sujet, des désaccords persistent entre Etats sur la proposition d'imposer une rotation entre agences. "Le marché des agences de notation est très réduit, il faut donc s'assurer que la rotation puisse réellement fonctionner", a expliqué Mme Vestager.

Une campagne des fluides 


Nicolas Sarkozy et François Bayrou ont montré, hier, qu’ils étaient des hommes de rigueur et d’ordre, ce qui pourrait faciliter leur rapprochement entre les deux tours, s’il était nécessaire à la constitution d’une majorité de gouvernement, objectif qui devra compléter en juin l’élection du président de la République. Le candidat de l’UMP a encore densifié son discours sur la lutte contre les crimes sexuels, les mineurs délinquants et la récidive. Son concurrent du MoDem promet, s’il est élu, de clarifier et moraliser les règles de financement de la vie politique et des campagnes électorales en particulier, sans cacher qu’il inclut le président sortant dans ses suspicions, pour le scrutin de 2007. L’écho à ces propositions parmi les citoyens est, a priori, inégal. Pour justifier sa volonté de réformer le rapport entre l’argent et les combats électoraux, le centriste invoque les curiosités de tel magistrat pour des épisodes passés ; mais il peut s’écouler des années avant que la justice ne parvienne à des résultats avérés, comme dans l’affaire des emplois fictifs à Paris, longtemps niés. Durant ce délai, les « suspects », personnes ou partis, n’auront de cesse de convaincre l’opinion qu’ils sont victimes de médisants ou de jaloux, de « juges rouges » ou de « juges aux ordres ». Cela suffit à semer le doute.
Par contre, l’ancien ministre de l’Intérieur tisse sa toile argumentaire sur une trame immédiatement sensible pour le public : les crimes dont l’actualité vient de servir quelques exemples rapprochés et hideux. Le propos est efficace. N’en déplaise à M. Mélenchon, il n’est pas le vampire qui suce des voix au Front national, ou si peu. Lui, il attire les globules verts, surtout ceux dont l’écologisme provient du recyclage… du gauchisme. Non, c’est bien la fameuse « droitisation » du discours sarkozyen qui attire vers l’UMP de la substance FN ; cette émigration permet à beaucoup d’adhérer à un concept autoritaire sans avoir mauvaise conscience de rallier un mouvement catalogué « extrémiste ». D’autant que Marine Le Pen est trop « neuve », comparée à son père, pour incarner cet « original préférable à la copie », que son parti pouvait vanter naguère. La campagne a créé toute une mécanique des fluides, mais le courant le plus fort n’est pas encore formé.

Crise de la dette: la zone euro attend désormais un geste du FMI et du G20

La zone euro attend désormais un geste des pays du G20, notamment émergents, et du Fonds monétaire international (FMI) pour circonscrire la crise de la dette après avoir rempli sa part du contrat en acceptant de renforcer son propre filet de sécurité.

"Il est temps d'accroître les ressources du FMI et nous devons nous mettre d'accord à l'échelle mondiale", a lancé samedi la ministre danoise des Finances, Margrethe Vestager, au terme d'une réunion avec ses homologues européens.
Au terme d'intenses tractations, les 17 pays de l'Union monétaire se sont mis d'accord pour se doter d'un pare-feu contre la crise de 800 milliards d'euros au total.
La décision prise est moins ambitieuse qu'espéré: la zone euro ne disposera en réalité que de 500 milliards d'euros d'argent frais, une somme modeste pour venir en aide à un pays comme l'Espagne, dont les dérapages budgétaires suscitent des inquiétudes.
Mais cet accord --maintes fois reporté-- est avant tout un sésame pour que les 17 puissent recevoir de l'aide de leurs partenaires internationaux.
"L'idée est d'avoir un double pare-feu, une réponse européenne et une réponse internationale coordonnée par le FMI avec l'augmentation de ses ressources", a expliqué le ministre français des Finances, François Baroin.
Fin 2011, les Européens avaient lancé un appel désespéré au reste du monde pour donner davantage de moyens au FMI afin d'en finir avec la crise de la dette.
En réponse, l'institution de Washington et plusieurs pays du G20 (le forum des pays riches et émergents, ndlr) avaient fait du renforcement du pare-feu de la zone euro une condition sine qua non. Un message bien reçu dans son ensemble sauf par l'Allemagne et la Finlande, excédées de devoir remettre au pot.
Après avoir traîné des pieds, Berlin a fini par lâcher du lest.
"Nous avons répondu à nos partenaires du G20, nous espérons que cette décision va ouvrir la voie à un accroissement des ressources du FMI en avril", a estimé vendredi le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.
Abondant dans le même sens, Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), a estimé que les Européens "avaient accompli leur devoir" et que la balle était désormais dans le camp du FMI.
A Washington, les premières réactions ont été positives: la directrice générale du FMI Christine Lagarde --qui avait fait campagne pour un renforcement du pare-feu de la zone euro-- a salué une décision qui "soutiendra les efforts" de son institution "pour accroître ses ressources disponibles".
Même satisfecit du côté du Trésor américain.
"Il y aura encore des débats au sein du G20 sur cette question mais nous allons dans la bonne direction", a rappelé M. Baroin. "Nous avons encore 15 jours de discussions".
Afin de mettre toutes les chances de son côté, la zone euro a également confirmé qu'elle allait fournir 150 milliards d'euros pour renflouer les caisses du FMI comme elle s'y était engagée.
D'autres pays européens extérieurs à la zone euro devraient apporter leur écot, notamment le Danemark, a rappelé sa ministre des Finances.
L'idée est de montrer l'exemple à "d'autres pays solides sur le plan financier", selon ses termes, afin qu'ils contribuent également à augmenter les ressources du FMI.
L'institution de Washington dispose actuellement d'une capacité de prêts de 364 milliards de dollars. Elle disait en janvier être à la recherche des sommes nécessaires pour accroître sa capacité de prêts de 500 milliards de dollars.

« L'affaire de Bruay-en-Artois », ou l'histoire d'un crime sans coupable

C'est une affaire que les moins de quarante ans ne peuventpas connaître. Et pourtant...Bien avant celle du petit Grégory, bien avant Outreau, l'affaire de Bruay-en-Artois a occupé l'espace médiatique comme aucun autre fait divers ne l'avait jamais fait auparavant. Au commencement, il y a un crime de sang. Celui d'une fille de mineur, Brigitte Dewèvre, retrouvée assassinée. L'adolescente a été étranglée, mutilée, son corps lacéré. En ce mois d'avril 1972, à l'ombre des terrils, l'affaire de Bruay éclate au grand jour... Récit d'une histoire extraordinaireà laquelle votre journal consacre demain un supplément exceptionnel.
6avril 1972. Le corps de Brigitte Dewèvre est retrouvé dans un terrain vague. L'affaire de Bruay-en-Artois vient de commencer... REPRO « LA VOIX »   

En cet après-midi du 6 avril 1972, le jeune Philippe Dewèvre, frère de Brigitte, découvre le corps dénudé et mutilé de sa soeur de 15 ans et demi, alors qu'il joue au foot avec ses camarades sur un terrain en friche du quartier du « 4 », à Bruay-en-Artois, au coeur du pays minier... Le terrain vague, jonché de détritus, est coincé entre la rue de la Comté, le coron de la famille Dewèvre, et l'imposant parc arboré d'une villa neuve appartenant à Monique Béghin-Mayeur, marchande de meubles bien née. Alertés par les enfants, les policiers se ruent sur place vers 17 h 45 et interrogent les premiers témoins.
La veille, à quelques mètres de la scène de crime, une infirmière qui rendait visite à ses parents a repéré une 504 blanche. Énervée par le sans-gêne qui lui a pris sa place, elle relève la plaque d'immatriculation. Le numéro conduit sans tarder les enquêteurs jusqu'à Pierre Leroy, notaire à Bruay. L'homme, un solide gaillard, est membre du Rotary club. Volontiers dépeint comme quelqu'un d'assez froid, il est surtout l'amant de Monique Mayeur depuis quelques mois... Le juge d'instruction Henri Pascal, de service le jour de la découverte du corps, le met sur le gril. Or Pierre Leroy peine à reconstituer son emploi du temps du 5 avril au soir et livre cinq versions différentes au magistrat instructeur béthunois. Ce dernier inculpe le notable sur la foi de son « intime conviction ». Le meurtre de Brigitte Dewèvre vire à l'affrontement entre les deux hommes... Journaux, radios, télévisions, les rédactions parisiennes dépêchent leurs journalistes. La meute s'empare alors de « l'affaire de Bruay-en-Artois ».
Dans un décor tiré du Germinal de Zola, les caractères s'entrechoquent au gré d'un véritable feuilleton. Une victime ingénue, un notaire notable, une maîtresse dont l'habitation cossue nargue le coron, un juge d'instruction bavard, le cocktail est détonant.

Énigme

Mis au parfum et flairant le bon filon, des militants d'extrême gauche se pressent bientôt au chevet de la ville en colère. Les « maos » de la Gauche prolétarienne voient là une occasion unique de guider le peuple jusqu'à la révolution quatre ans après Mai 68. Ils créent un Comité pour la vérité et la justice, soucieux d'imposer l'idée d'un « crime de classe » que le notaire, incarnation honnie de la bourgeoisie, doit payer coûte que coûte. Ça tombe bien, le juge Pascal milite pour une justice plus proche des gens. Ils seront ses alliés et nourriront son combat... Le 20 juillet 72, le « petit juge » qui peine à amasser des preuves, est sommé par sa hiérarchie de céder le dossier à un magistrat parisien. Le notaire est libéré. Il bénéficiera d'un non-lieu peu après. En 1973, coup de théâtre : Jean-Pierre Flahaut, un gamin du coron, s'accuse du meurtre. Mais stupeur, la famille Dewèvre refuse de se porter partie civile. Jean-Pierre, passé aux aveux en prison et chez qui les enquêteurs retrouveront pourtant les lunettes de Brigitte, sera relaxé au bénéfice du doute en 1976... L'affaire de Bruay-en-Artois, ou l'histoire d'un crime sans coupable, restera à jamais une énigme.

François Hollande et la jeunesse.
Maman, j'ai peur !!!


Destin


Les socialistes ont une grande supériorité : ce sont d’impavides conservateurs. C’est peu dire qu’ils n’ont rien appris ni rien oublié : il faudrait pouvoir inventer une espèce de superlatif de l’immuable, et dire qu’ils n’ont rien appris ni rien oublié de mieux en mieux (il suffit de voir quelle vessie ils nous proposent aujourd’hui comme lanterne).

En 1909, Georges Sorel notait déjà que « les socialistes sont au-dessus du découragement. Après chaque expérience manquée, ils recommencent. On n’a pas trouvé de solution, on la trouvera. L’idée ne leur vient jamais que la solution n’existe pas, et là est leur force ». Une dizaine d’années plus tôt, dans la Psychologie du socialisme, Gustave Le Bon notait de son côté que « Ce qui […] préoccupe réellement [le socialiste], ce n’est pas l’avènement du socialisme, mais l’avènement des socialistes ». Que ce soient des auteurs vieux de plus d’un siècle qui rendent le mieux compte de l’état des esprits à gauche aurait de quoi inquiéter, du moins quand on se dit “progressiste”, et qu’on est logique ; mais les socialistes ne sont pas logiques, ils sont idéologiques. Une fois pour toutes ils n’ont jamais tort, c’est le réel qui est trompeur et réfractaire, et on ne manquera pas de le punir comme il faut. 
Ces nouveaux titans appellent la manoeuvre : “changer de destin”. 
Nous voilà prévenus.

Pour les politologues, "quelque chose ne va pas" dans cette campagne

Cette campagne intéresse-t-elle suffisamment les Français pour qu'ils se rendent aux urnes ? Prévoir l'abstention est, pour les sondeurs, l'un des exercices les plus difficiles. Mais l'enjeu est important : la participation peut modifier les lignes supposées d'un scrutin. Ainsi, Lionel Jospin avait-il payé au prix fort, le 21 avril 2002, la faiblesse de mobilisation de l'électorat socialiste, dans une élection qui avait enregistré un record d'abstention, à 28,4 %. En 2007, en revanche, l'abstention avait été la plus faible depuis 1974, à 16,22 %.
Plusieurs instituts posent directement, dans leurs enquêtes, la question de l'intention d'aller voter. Dans le baromètre de TNS Sofres publié le 28 mars, 74 % des personnes interrogées se déclarent "tout à fait certaines" de participer au scrutin. Ce chiffre est loin des 81 % enregistrés, à pareille époque, il y a cinq ans.
Plusieurs instituts posent directement, dans leurs enquêtes, la question de l'intention d'aller voter. Dans le baromètre de TNS Sofres publié le 28 mars, 74 % des personnes interrogées se déclarent "tout à fait certaines" de participer au scrutin. Ce chiffre est loin des 81 % enregistrés, à pareille époque, il y a cinq ans.

"UNE OEUVRE DE POLLOCK"
Ipsos pose aussi cette question, les personnes interrogées devant déclarer une certitude d'intention d'aller voter sur un barème allant de 0 à 10. Seuls ceux qui cochent la case 10 sont retenus. Le chiffre, pour cet institut, est nettement meilleur : 79 %, dans une étude publiée le 10 mars. "On ne semble pas se diriger vers le record d'abstention de 2002, ni vers la forte participation de 2007", estime Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos. "Si l'idée que les jeux ne sont pas faits s'installe, ce peut être aussi un facteur de mobilisation", estime-t-il.
Autre indicateur, le niveau d'intérêt déclaré par les Français. Il était plutôt élevé en début de campagne. Mais différentes études montrent une stagnation, ou un fléchissement. "L'intérêt devrait augmenter, et ce n'est pas le cas", observe Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'IFOP. Les audiences en recul des émissions politiques, les mauvais chiffres de vente des journaux sont aussi des signes qui peuvent laisser songeur. "C'est une campagne qui ressemble à une oeuvre de Jackson Pollock. Quand on la regarde, on ne sait pas comment la saisir", analyse Edouard Lecerf, directeur général de TNS Sofres.
"DÉSAPPOINTEMENT"
Pour Pascal Perrineau, le directeur du Centre de recherches de Sciences Po (Cevipof), il existe des similitudes entre 2002 et 2012 : "On sent un même flottement de l'opinion dans la dernière période de campagne. On observe du désappointement. Cela peut se traduire par une sortie du système, c'est-à-dire de l'abstention, ou un vote protestataire." Il voit aussi, cependant, de vraies différences : "On ne sort pas d'une cohabitation qui laissait, au fond, l'idée qu'il y avait peu de différences entre Lionel Jospin et Jacques Chirac. Et la crise économique fait que l'opinion considère l'heure grave."
Le politologue Vincent Tiberj, coordinateur scientifique du programme Trielec, qui scrute cette élection, décrit "une campagne qui ne tient pas ses promesses". "On observait une demande de politique, et il y a quelque chose qui ne va pas", estime-t-il. Pour M. Tiberj, "il n'y a pas d'adhésion, ni à gauche pour François Hollande, ni à droite pour Nicolas Sarkozy". Autre souci : "On a tendance à oublier les vacances (le week-end du premier tour correspond à une période de congés pour l'ensemble des zones). Ça peut avoir un impact sur l'abstention", prévient le chercheur.

EN 2012 PAS DE QUARTIER  ILS SONT ARMÉS...LES PARENTS !!
PARENTS DÉMISSIONNAIRES, CONTINUEZ, C'EST UN GRAND SERVICE QUE VOUS RENDEZ 
À VOS CANCRES D'ENFANTS.

Nicolas Sarkozy aux jeunes : «Je n'ai pas peur !»

Devant plusieurs milliers de militants UMP réunis à Paris, porte de Versailles, Sarkozy a annoncé la création d'une «banque de la jeunesse», chargée de soutenir les projets de jeunes entrepreneurs, s'il était réélu le 6 mai.

Nouveau discours à la jeunesse. Fin mars 2007, devant un Zénith comble, Nicolas Sarkozy avait parlé d'amour, sujet rarement traité par des responsables politiques. À trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle, le président candidat s'est adressé à quelques milliers de jeunes UMP (10.000 selon le parti ; la moitié moins, au jugé) réunis dans un vaste hall froid et sans âme de la Porte de Versailles, à Paris. Comme en 2007, le président-candidat a convoqué De Gaulle, la génération héroïque de la résistance, Jean-Paul II et son célèbre «n'ayez pas peur!». Il a aussi une nouvelle fois fustigé l'héritage de mai 68. Mais son discours, post-crise, était d'une autre tonalité qu'il y a cinq ans: «Vous êtes les enfants d'une crise terrible (…) Nous allons devoir repenser notre idée du bonheur», a-t-il prévenu.
Dans un discours de près d'une heure, souvent très théorique, le président-candidat a plaidé pour un «nouvel humanisme»: «Ce sont les valeurs, les idées, l'esprit, la conscience, c'est une forme de morale qui doivent mener le monde.» a-t-il lancé en évoquant un «besoin de civilisation». «Dans notre vision du progrès, il y a un besoin nouveau de qualité de la vie, a-t-il ajouté. (…) On ne peut pas continuer avec un monde où l'argent serait la mesure de tout, où le capital aurait tous les droits, où l'obsession du profit à court terme aurait pour conséquence que l'avenir n'aurait plus de valeur».
Plus concrètement, Sarkozy a promis la création d'une «banque de la jeunesse», chargée de soutenir et financer les projets de jeunes entrepreneurs. «Je refuse l'assistanat, a-t-il indiqué. Je ne veux pas de cette dépendance pour la jeunesse. Je veux l'autonomie pour la jeunesse. Je dis non à un RMI jeunes, à un RSA jeunes.» Il a redit qu'il souhaitait plus d'apprentis dans les entreprises et annoncé qu'il «obligera» les banques, les entreprises d'assurances mais aussi les administrations à accueillir des apprentis: «J'en ai assez d'un Etat qui dit aux autres ce qu'ils doivent faire et qui ne se l'appliquent jamais à lui-même.» Il a aussi annoncé sa volonté de «doubler» les effectifs du service civique. Et résumé ainsi son projet: «Tout faire, non pour l'assistanat qui est une infantilisation de la jeunesse, mais pour aider la jeunesse à entrer dans la vie d'adulte».

«Trois semaines à fond, puis deux semaines à fond!»

Sans la citer, il a reproché à la gauche de «mentir à la jeunesse» sur les nécessaires sacrifices à accomplir, indispensables selon lui pour les finances publiques. «On a menti à la jeunesse grecque, regardez où se trouve la Grèce! On a menti à la jeunesse espagnole, regardez où se trouve l'Espagne! Je ne veux pas mentir à la jeunesse de France (…) Je ne veux pas que vous ayez le sort de la jeunesse grecque ou espagnole parce que l'on vous aura berné d'illusions, jamais parlé d'efforts, de devoirs, parce qu'on vous aura parlé comme à des grands enfants, non comme à des adultes.»
REMARQUEZ LE REGARD DE COPÉ-JUDAS
Nicolas Sarkozy, qui a engagé une guerre des nerfs avec François Hollande (qui s'inquiète de le voir arriver en tête au premier tour), a rappelé ses confidences faites avant son entrée en campagne, selon lesquelles il arrêterait la politique s'il était battu le 6 mai: «J'ai dit que je m'engagerais pleinement dans cette campagne mais que j'en tirerai aussi les conséquences. Je n'ai pas peur! Quand on a peur de perdre, c'est qu'on a déjà perdu!» Il a aussi déclenché les vivats des jeunes UMP, et un sourire radieux de son épouse Carla, en évoquant un «besoin de fraternité, d'aimer et d'être aimé», «y compris quand on est président de la République». «Je ne suis pas un robot!, a-t-il crié. Ce que je vous dis va sortir de mon cœur, de mes tripes.»
Il a terminé son discours par son désormais habituel «j'ai besoin de vous». «Rien n'est joué, a-t-il ajouté. Ensemble, nous allons écrire la plus belle page de l'histoire de la Ve République.» Après la Marseillaise, le président-candidat a repris le micro pour remercier la brochette de personnalités de l'UMP assises au premier rang, dont Jean-François Copé (très applaudi par les militants), Bernadette Chirac, Frédéric Mitterrand, sa porte parole NKM, ou encore Jean-Louis Borloo. Trois «nouveaux visages» de la campagne, le secrétaire national de l'UMP Geoffroy Didier, suivi du duo de Villepinte Guillaume Peltier/Salima Saa, avaient chauffé la salle avant son intervention. «Allez, a conclu le président. Trois semaines (avant le premier tour, NDLR) et deux semaines (entre le 1er et le second tour, NDLR). Trois semaines à fond, puis deux semaines à fond!».